L’étranger qui entre sur le sol nippon fait immédiatement connaissance avec cette figure obligatoire. Elle l’accompagnera durant tout son séjour sur l’Archipel. Impossible, et absolument déconseillé, de s’en défaire. Même après le retour du voyageur dans sa contrée d’origine ou durant ses pérégrinations ailleurs dans le monde, elle restera collée, non pas à ses semelles, mais à son… passeport. Cette figure, c’est le QR Code, une sorte de pictogramme truffé d’informations cryptées que l’oeil humain ne sait pas déchiffrer mais que les lecteurs spécifiques des autorités nippones comprennent.
Outre qu’il sert à étiqueter les “gaijin” (étrangers), ce petit parallélogramme sibyllin noir et blanc est un véritable carré magique qui ouvre la voie à nombre d’autres applications destinées au grand public, de la publicité à la traçabilité des aliments en passant par le paiement de services.